Passer son permis de conduire au Japon. 日本で運転免許の試験を受ける

 

Vu à Tokyo.  Je pense qu'il faut faire particulièrement attention aux bananes avec ce genre de véhicule.

Vu à Tokyo.
Je pense qu’il faut faire particulièrement attention aux bananes avec ce genre de véhicule.

 

 

Le titre résume un peu pourquoi je n’ai pas posté de nouveaux articles ces derniers temps. En effet, la fin de l’année ici est particulièrement occupée (comme partout en fait…) et j’étais en pleine étude pour mon permis de conduire.

Passer son permis de conduire au Japon était une expérience très révélatrice sur certains aspects de ce pays.

Pour résumer, on nous apprend plus à passer les examens qu’à conduire。

Tout d’abord je vais essayer d’expliquer en étapes simples le fonctionnement du système jusqu’à l’obtention du fameux sésame.

On commence par choisir le type de permis. Dans le cas du permis de voiture standard, manuel ou automatique. Au Japon il semble que seul 1,5% des voitures soient en manuelles… (j’imagine que la majorité se trouve dans les écoles de conduite justement…). J’ai choisi en manuel car les voitures manuelles sont encore bien présentes en Europe, et qu’en fin de compte, la conduite manuelle est sympa et j’ai l’impression que l’on apprend à faire mieux les choses.

Ensuite on choisit à quel rythme on va le passer. Dans mon cas il y avait 3 choix; soit possibilité de le passer en un mois et en prenant plusieurs cours de conduite par jour, soit en 3 mois, avec une limitation du nombre d’heure à 2 ou 3 par jour, soit en 6 mois, limité à un un par jour. Le prix varie aussi, en 1 mois cela coûte plus cher qu’en 6 mois. Il faut savoir que lorsqu’on commence à prendre les cours, il est impératif d’obtenir le permis dans les 9 mois. Sans quoi il faudra recommencer depuis le début (et tout repayer).

Une fois l’inscription et le paiement effectué, on peut commencer les cours. La théorie et la pratique se commence en même temps. Mais la pratique se fera toujours en circuit, jusqu’à l’obtention du permis provisoire (仮免許).

Avant de pouvoir passer l’examen du permis provisoire, il faut avoir réussi l’examen théorique blanc que l’on passe sur les ordinateurs. C’était une des choses les plus éprouvantes pour moi, car comme je le faisais en japonais, ça m’a demandé une concentration maximum. Les questions étaient assez compliquées, avec beaucoup de pièges.

Paragraphe expliquant qu'il faut faire attention aux personnes en état d'ébriété

Paragraphe expliquant qu’il faut faire attention aux personnes ou vélos en état d’ébriété le soir.

Bref, une fois avoir conduit le quota d’heure pour le permis provisoire et avoir réussi l’examen blanc, il faut passer l’examen pratique et théorique pour l’obtention de celui ci. L’examens pratique se fait en circuit, et la théorie à l’école. Les questions de l’examen étaient vraiment beaucoup plus simples que celles de l’examens blanc. C’était une bonne surprise pour moi!

Ensuite la plus grosse étape, jusqu’à l’examens définitif commence. Le principe est le même, des cours théoriques en parallèle de la pratique, sur la route cette fois ci (sauf pour le parquage). Passage de l’examens blanc obligatoire aussi, mais il comporte presque le double de question, autant dire que j’ai dû travailler dur pour le passer… C’était éprouvant de luter contre le sommeil devant des questions compliquées dans une langue compliquée…

Une fois celui ci validé, on peut passer l’examen pratique sur la route. Une fois réussi, il faut passer l’examen municipal de théorie au centre responsable de délivrer et renouveler les permis de conduire. Qui se trouve bien évidement pas près de chez sois.

Pleins de choses m’ont marquées durant ce parcourt d’apprentie conductrice. Tout d’abord, le fais que l’on nous apprend surtout à passer des examens et non à conduire. Les cours de pratique sont axés sur ce qui sera demandé durant l’examen. Les routes empruntées sont les potentiels circuits où il nous sera demandé de conduire pour l’examen. L’exercice pour le parking ne se fait qu’à deux endroits. Un créneau bien large et un endroit pour s’exercer à se parquer en marche arrière (lui aussi bien large…)

Ensuite, l’incroyable quantité d’administratif et de paperasse à manipuler. Un dossier et un livre de cour à remettre au prof avant chaque cour, une carte à présenter pour confirmer sa présence au cour pratique, pleins de questionnaires, tout autant de formulaires etc.

Autre aspect un peu choquant, le cour de « samaritain » vraiment très limité. En effet, on nous a répété que l’on ne sera pas questionné sur le sauvetage, donc en gros, c’est pas la peine de trop s’inquiéter. En revanche j’ai pu apprendre à me servir d’un défibrillateur.

Anecdote amusante; lorsque le prof a demandé à chaque élève quelle est  la quantité de sang qu’il pense que l’on a dans le corps, les réponses allaient de 20 litres à 40! On a du me prendre pour une folle quand j’ai dit 7 litres… Enfin selon la réponse du prof, il semblerait que la moyenne se situe entre 4 et 6 au Japon.

Bref, tout ça pour dire qu’il vaut mieux pas se retrouver en accidenté de la route au Japon vu le niveau de connaissance national en secourisme…!

L’examen final théorique était vraiment la cerise sur le gâteau. Tout était orchestré à la minute près. Une salle remplie de candidat, environs 350 peut être? Tout le monde a un numéro. Enfin non, plusieurs… Un numéro de candidat, un numéro de document, un numéro de permis, un numéro de formulaire… Je me souviens plus trop parmi tout ces numéros lequel était quoi. Un crayon et une gomme attribué, un questionnaire différent de ceux des voisins.  Taux de réussite du jour où j’ai passé l’examens, 64%. J’ai vraiment été ravie de le passer du premier coup. Et ce n’était pas facile, avec un voisin de table fou furieux qui coloriait les cases à répondre (il s’agit de répondre par vrai ou faux en noircissant les cases. L’examens est corrigé par ordinateur) en faisant trembler toute la table. Impossible pour moi de me concentrer!

C’était vraiment une expérience, ce permis au Japon. Maintenant que je l’ai passé, il me faut m’exercer car je n’ai conduit que 20 minutes sur l’autoroute durant les cours, et autant dire que mon niveau de conduite général n’est pas suffisant pour que je sois livrée à moi-même sur la route.

Surtout pour le parking car notre place étant si étroite qu’il y a à peine 10cm de marge, pas le droit à l’erreur!

Enfin voilà une bonne chose de faite! J’ai pu déjà conduire un peu sur notre voiture qui est une Prius, donc automatique. Ce qui simplifie pas mal la conduite. Il me faut juste encore apprendre à conduire de façon économique en utilisant l’accélérateur intelligemment pour ne pas consommer trop d’essence.

Et voilà, j’ai voulu résumé, mais j’ai fais un pavé hahaha! Enfin si vous avez besoin de détail je me tiens à disposition pour répondre! ;-)

 

Et voilà, mon précieux permis dans sa petite pochette reçue après le passage de l'examens théorique, et les marques à placer sur la voiture durant la première année d'obtention du permis indiquant que le conducteur est débutant.

Et voilà, mon précieux permis dans sa petite pochette reçue après le passage de l’examens théorique, et les marques à placer sur la voiture durant la première année d’obtention du permis indiquant que le conducteur est débutant.

 

 

 

 

 

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